BANGLADESH

Les Jumma du Bangladesh se sont rassemblés le 9 août, devant la Commission européenne à Bruxelles et le 10 août sur le Parvis des droits de l’homme à Paris pour dénoncer l’adoption d’un amendement par le gouvernement du Bangladesh qui ne les reconnaît plus comme peuple indigène.

Le 30 juin dernier, le gouvernement a adopté un amendement constitutionnel qui stipule que les Jumma, autrefois considérés comme peuple indigène avec des droits spécifiques, sont maintenant considérés comme citoyens bengali.

Les Jumma craignent que cet amendement n’entraîne une colonisation massive de leurs terres dans les Chittagong Hill Tracts (CHT), déjà spoliées par les colons bengali. Des centaines de milliers de colons ont migré dans les CHT ces soixante dernières années dans le cadre d’un programme de colonisation du gouvernement du Bangladesh. Outre la dépossession de leurs terres, les Jumma sont victimes d’une violente répression militaire.

Les Jumma demandent l’application de l’Accord de Paix de 1997, le retrait des campements militaires de leurs terres et la reconnaissance de leurs droits territoriaux en tant que peuple indigène dans les CHT.

Rémi Pfliger Chakma, porte-parole jumma habitant à Paris, a déclaré à un représentant de Survival : ’L’objectif de ces deux mobilisations est de dénoncer la situation de détresse dans laquelle se trouvent les Jumma du Bangladesh, mais aussi de montrer leur richesse culturelle. L’amendement adopté par le gouvernement conduira à davantage de spoliations de nos terres par les colons bengali et nous craignons encore plus de conflits inter-ethniques… Parce qu’ils aiment leurs terres, la vie des Jumma est en danger’.

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